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Synagogue de Neuilly

Pourim et le déguisement

La synagogue de Neuilly Ancelle vous fait découvrir toutes les informations sur Pourim et le déguisement qui sera le Jeudi 17 mars 2022.

Contenu

18h30: Minha suivi d’Arvit

19h35: Lecture Méguila (Abraham Kohen)

21h>23h: Lecture Méguila (toutes les heures)

RDC

19h35: Lecture Méguila (Michaël Dahan)

1er étage

19h35: Lecture Méguila (pour les enfants)

19h35: Lecture Méguila (Michaël Levy)

19h30: Arvit et lecture Méguila

7h: Cha’harit et lecture Méguila (Michaël Dahan)

9h: Lecture Méguila (toutes les heures)

17h30: Min’ha

19h30: Arvit

‘Habbad

8h30: Cha’harit et lecture Méguila

9h: Cha’harit et lecture Méguila (Michaël Dahan)

9h: Cha’harit et lecture Méguila (Yoël Berdah)

sous-sol

7h: Cha’harit et lecture Méguila

N’est-il que le résultat d’une « importation » en milieu juif des carnavals d’Europe et d’Amérique, hérités de rituels antiques avant d’être associés au calendrier chrétien ?

La littérature juive religieuse lui confère t-elle une certaine légitimité religieuse ?

La relecture d’une glose du Rema (Rabbi Moïse Isserles, 1525 env.-1572) au chapitre 696 du Choul’han ‘aroukh, m’a conduit à ces interrogations, tandis qu’un responsum (Ich matsliah’ sur Michna Beroura ) y a, au moins en partie, répondues. Et a fini de me convaincre de la faiblesse des arguments en faveur d’une coutume originellement et authentiquement juive.

Le Rema fait état de l’usage de porter des déguisements le jour de Pourim, et justifie par la joie propre à ce jour, le fait pour les hommes de porter des vêtements de femmes, et inversement, confusion des genres qui fait pourtant l’objet d’une interdiction biblique. Opinion unanimement critiquée par l’ensemble des décisionnaires.

En laissant de côté la question passionnante de savoir si une intention peut ou non modifier la nature transgressive d’une action, existe-t-il une origine « juive » au déguisement de Pourim ?

Certains la voient dans les vêtements royaux portés par Mardochée (donc déguisé en roi) tandis qu’Aman le promène à cheval « par la grande place de la ville » (Esther, 6, 11). Or, cette référence est généralement convoquée pour fonder le pieux usage de porter de beaux vêtements de fête le jour de Pourim.

D’autres y voient une allusion dans le personnage de l’eunuque, dénommé Harbona qui serait en réalité le prophète Elie, auquel le récit d’Esther attribue la suggestion faite au roi de pendre Haman en lieu et place de Mardochée (Esther, 7, 9).

Ou dans la dissimulation par Esther de son appartenance au peuple juif, du moins dans un premier temps, se faisant ainsi passer pour une non-juive. (Esther, 2, 20).

Le traité ‘Houlin du Talmud de Babylone, page 139b, estime quant à lui que le Pentateuque fait allusion à Esther lorsqu’il évoque le voilement (dont le nom d’Esther dériverait) de Dieu comme châtiment infligé à son peuple pour son infidélité, « se tournant vers des dieux étrangers. » (Deutéronome, 31, 18). Dieu se cacherait derrière le happy end de Pourim, qui ne se présente même pas comme un miracle, mais plutôt comme une suite de rebondissements politiques, le rouleau d’Esther étant l’un des rares livres bibliques où le nom divin n’apparaît jamais.

Enfin, dans le traité Chabbat du même Talmud, page 66b, il est question d’un masque destiné à effrayer les enfants, le terme d‘origine romaine (Pérami) le désignant, se rapprochant du mot Pourim. Toutefois, ce passage talmudique n’établit aucun lien avec la dite fête…

Autant de constructions intellectuelles tardives pour « judaïser » un usage et asseoir sa légitimité.

Informations structurées

Mercredi 16 mars

Jeudi 17 mars

Espace Bagatelle

D’où provient l’usage communément répandu de se déguiser à Pourim ?