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Synagogue de Neuilly

L’heure de l’allumage

Découvrez les lois de hanouka et les horaires d'allumage des bougies 2023 À la synagogue de Neuilly Ancelle

Contenu

LOIS DE HANOUKA

L’ordre de l’allumage ‘HanoukaPendant les huit jours de cette fête, chaque Juif, homme ou femme, a le devoir de faire briller chez soides lumières, chaque nuit.Essentiellement, cette Mitsva consiste à allumer une bougie chaque soir. Mais en vue d’embellir laMitsva, nos Sages ajoutèrent à ce devoir une option facultative : celle d’allumer chaque soir un nombrede bougies correspondant au nombre des jours de fête. Ces bougies supplémentaires représentent ainsiun embellissement de la Mitsva.Avant l’allumage, on préparera les bougies dans l’ordre suivant : le premier soir, on placera une veilleuseou une bougie à l’extrémité droite de la ‘Hanoukia (le chandelier spécialement conçu pour cette Mitsva).Le deuxième soir, on remettra une bougie à la droite de la ‘Hanoukia, et l’on y ajoutera une seconde à sagauche immédiate. Et ainsi de suite chaque soir, on placera les bougies en allant de la droite vers lagauche du chandelier. Puis, pour l’allumage proprement dit, on suivra l’ordre inverse, c’est-à-dire qu’onallumera d’abord la bougie la plus à gauche de la ‘Hanoukia, puis celle placée à sa droite directe et ainside suite jusqu’à la première bougie placée (selon le Gaon de Vilna, on allumera toujours en premier labougie la plus à droite, car elle constitue l’essentiel de la Mitsva). Pour ces différentes règles, la droite etla gauche sont celles de la personne qui allume, et non des personnes qui la voient à l’extérieur de lamaison.Selon la coutume séfarade, seul le maître de maison allume la ‘Hanoukia pour l’ensemble de lamaisonnée. Les décisionnaires ashkénazes considèrent quant à eux que chaque membre de la familledoit allumer sa propre ‘Hanoukia (hormis la maîtresse de maison, qui se rend quitte de l’allumage de sonmari, et les filles de la maison selon certains avis). Selon cette coutume, chaque ‘Hanoukia devra êtreplacée à distance des autres, afin que l’on ne vienne pas à se méprendre sur le nombre des joursd’allumage.

Dans les ‘Hanoukiot communes, qui sont composées de huit branches distinctes, deuxpersonnes peuvent allumer sur le même chandelier – à ses deux extrémités –, et ceci jusqu’au troisièmejour inclus.

La nature des lumièresPour cette Mitsva, on peut allumer à son choix soit des bougies de cire, soit des veilleuses rempliesd’huile. Toutefois, il est préférable d’allumer précisément avec de l’huile d’olive, car c’est à son sujet quele miracle eut lieu. Si l’on n’a pas d’huile d’olive, on pourra allumer des veilleuses avec toute autre huileet si l’on n’a pas du tout d’huile, on prendra alors des bougies. Mais en aucun cas on ne pourra se rendrequitte avec des lumières électriques. Toutes les lumières de la ‘Hanoukia devront être semblables. On nepourra donc pas allumer une lumière avec de l’huile, et une autre avec une bougie. On disposera depréférence les lumières à hauteur égale et dans un ordre linéaire (et non en forme incurvée). On éviteraégalement de placer les bougies en zigzag, l’une plus éloignée que l’autre.

L’emplacementIdéalement, on placera la ‘Hanoukia devant la porte de sa maison, de manière à ce qu’elle soit visibledepuis la rue. On la placera à la gauche de la porte, face à la Mézouza. Mais selon la configurationactuelle de la plupart des immeubles, ceci est souvent impossible. Selon certains avis, on placera doncla ‘Hanoukia à la fenêtre d’une des chambres, d’où elle sera visible depuis la rue. D’autres avisconsidèrent qu’il convient de l’allumer à l’entrée de l’immeuble, et enfin, certains affirment qu’il convientde l’allumer à l’entrée de la maison, qui donne sur le couloir de l’immeuble. On s’en référera donc à uneautorité rabbinique compétente, qui déterminera l’endroit le mieux approprié selon la disposition deslieux.Mais en tout état de cause, on n’allumera pas à la fenêtre d’une maison si celle-ci est située à unehauteur supérieure à 20 coudées [9,6 mètres] du lieu de passage de la rue. Toutefois, même si la rue estsituée à plus de 20 coudées de la fenêtre, mais qu’il y a, à quelque distance de la maison, un autre lieu

de passage (un pont, une rue dénivelée) à moins de 20 coudées de la fenêtre, on pourra y allumer lesbougies puisque les passants présents à cet endroit la verront convenablement.

Une demi-heure avant l’allumage des bougies, il convient de ne pas commencer un travail ni d’entamerun repas, pour être disponible en prévision de la Mitsva. L’heure de l’allumage fait l’objet d’unediscussion entre les décisionnaires : certains avis pensent que celle-ci débute à la nuit, à l’apparition desétoiles (tel est l’avis suivi par les communautés séfarades et ‘Hassidiques). D’autres sont d’avis quel’allumage doit avoir lieu précisément à l’heure du coucher du soleil (opinions suivies par la coutumeashkénaze). Mais tous s’accordent à dire qu’il faut verser suffisamment d’huile – ou de placer desbougies suffisamment longues – pour que leurs lumières brillent jusqu’à une demi-heure après la tombéede la nuit.Si l’on se trouve dans l’obligation d’allumer les bougies plus tôt que l’heure prévue, comme c’est le caslors du Chabbath ‘Hanouka, on pourra allumer les bougies à partir de Plag Hamin’ha [environ une heureet quart avant la tombée de la nuit]. Là encore, on veillera à verser suffisamment d’huile pour que leslumières restent allumées jusqu’à une demi-heure après la tombée de la nuit.Inversement, si l’on ne pourra allumer la ‘Hanoukia que plus tard, il conviendra idéalement de demanderà un tiers d’allumer pour nous les bougies à l’heure et l’endroit habituels. Ainsi, un maître de maison quine peut quitter son travail à l’heure de l’allumage, pourra demander à sa femme d’allumer les bougies àsa place, attendu qu’elle aussi est tenue par cette Mitsva.Si la chose est impossible, on pourra allumer la ‘Hanoukia tant que la rue est animée, comme c’est lecas de nos jours jusqu’à une heure relativement tardive. Ceux qui ont la coutume d’allumerla ‘Hanoukia à l’intérieur de la maison, pourront le faire même plus tard, tant que les membres de lafamille sont encore réveillés, car leur présence est elle-même considérée comme une « divulgationdu miracle ».

Mais si l’on est seul chez soi, ou que tout le monde dort déjà, on allumera lesbougies sans prononcer de bénédiction (cependant, certains le permettent même dans ce cas).